Ce lundi 8 juin, Brigitte Lahaie a pris la parole au sujet de Patrick Bruel, placé en garde à vue le jour même. Invitée du Buzz TV, l’animatrice de radio a partagé un avis à contre-courant qui risque de faire couler beaucoup d’encre…
Visé par plus d’une dizaine de signalements, dont au moins quatre enquêtes pour viols en France et une procédure pour agression sexuelle en Belgique, Patrick Bruel a été placé en garde à vue ce lundi 8 juin. Une mesure prolongée de 24 heures ce mardi 9 juin selon BFMTV. Alors que de nouvelles accusations émergent, notamment celle d’une comédienne de 46 ans dénonçant une tentative de viol remontant à 1999, et que les répercussions professionnelles s’accumulent pour le chanteur de 67 ans, les réactions se multiplient. C’est dans ce contexte particulièrement lourd que Brigitte Lahaie a choisi de s’exprimer. Invitée sur le plateau du Buzz TV pour assurer la promotion de son nouvel ouvrage 50 nuances de bonheur (Éditions Fayard), l’animatrice de Sud Radio a livré son avis sans concession sur l’affaire Patrick Bruel.
Loin de se joindre aux nombreuses critiques et au boycott qui frappe l’artiste, l’ancienne icône des années 1970 déplore un traitement médiatique qu’elle juge expéditif. « Elles sont peut-être bien victimes et je ne pense pas que Patrick Bruel soit un prince charmant. Mais il y a une vérité et une autre vérité, laissons faire la justice », a-t-elle d’abord tempéré. Brigitte Lahaie s’est ensuite insurgée contre ce qu’elle perçoit comme un recul des libertés fondamentales : « La présomption d’innocence est vraiment mise en danger dans ces situations. On le tue médiatiquement avant même qu’il soit déclaré coupable. » Poussant sa réflexion plus loin, l’écrivaine de 70 ans a pointé du doigt les dérives comportementales d’une époque selon elle trop frileuse. « Quand on voit la génération Z, où les jeunes hommes n’osent plus séduire, je dis bien séduire, je ne parle même pas de draguer, et que les jeunes femmes considèrent qu’elles n’ont plus besoin d’homme, je ne sais pas où on va », s’est-elle indignée.


